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Conclusion

Pour conclure 

Le marchois possède indéniablement des ressemblances tant avec le français que l'occitan mais il conserve des particularités qui le différencie nettement de ces deux langues.

Le linguiste Nicolas Quint, qui a travaillé sur le sujet, considère qu'on pourrait très bien considérer le marchois comme un dialecte à part, reconnaissant les nombreux points qui le séparent du limousin : « au-delà de leur intérêt indéniable sur le plan scientifique, les parlers modernes marchois sont aussi la clé d’une énigme qui n’est toujours pas résolue, et qui ne laisse pas de passionner les spécialistes du gallo-roman : où passe la frontière entre français et occitan, et peut-on seulement la tracer ? [1]».

Même si N Quint place le marchois dans le domaine occitan, sa remarque n'en demeure pas moins significative et peut être mise en relief avec  celle des Creusois Antoine Thomas et François Vincent qui avaient déjà établi que le marchois n’appartenait pas à la langue d’oc, le premier le considérant « mixte », le second « d’oïl ».

Avec les théories occitanistes, le marchois est passé du statut péjoratif de "patois" à celui autant infériorisant de "sous-dialecte occitan".

C’est en fait bien une langue particulière qui se parle dans une moitié nord de la Creuse et qui a des prolongements à l’ouest dans la Haute-Vienne et la Charente marchoises, au nord dans l’Indre, le Cher et la Vienne et à l’est dans le Bourbonnais.



[1] Nicolas Quint, La situation socio-linguistique actuelle du marchois, Jeunes chercheurs en domaine occitan, AIEO N°14, 1998